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Brèves 3 février 2014

Obésité et cancer de la thyroïde : association épidémiologique et mécanismes sous-jacents. (Obesity and thyroid cancer: epidemiologic associations and underlying mechanisms). Pazaitou-Panayiotou K, Polyzos SA, Mantzoros CS.  Obes Rev. 2013 oct

Il pourrait exister une association entre l’obésité et le cancer de la thyroïde. De fait, l’obésité conduit à une hypo-adiponectinémie, à un état pro-inflammatoire et à une insulino-résistance qui, à leur tour induisent des taux élevés d’insuline circulante et d’IGF-I, pouvant augmenter le risque de cancer de la thyroïde. La résistance à l’insuline jouerait, en particulier, un rôle clé dans cette association en raison de ses interconnections avec l’IGF-I, les cytokines et la TSH.

 

Relation quantitative entre le gain de poids chez l’adulte et l’incidence du diabète de type 2 : une méta-analyse. (Quantitative relationship between body weight gain in adulthood and incident type 2 diabetes: a meta-analysis.) Kodama S, Horikawa C, Fujihara K, Yoshizawa S, Yachi Y, Tanaka S, Ohara N, Matsunaga S, Yamada T, Hanyu O, Sone H. Obes Rev. 2013 Oct 25

Le gain de poids et le poids initial pourraient avoir des effets additionnels sur le risque de survenue du diabète de type 2. En particulier, le gain de poids, pris entre l’âge de 18 et 24 ans jouerait un rôle important dans le développement du diabète comparé à celui pris en milieu de vie. Pris entre 18 et 24 ans, un gain de poids correspondant à 5 points d’IMC triple le risque de diabète de type 2, tandis que ce même gain pris en milieu de vie double le risque.

 

Effet levier des protéines sur l’apport énergétique. (Protein leverage and energy intake). A. K. Gosby, A. D. Conigrave, D. Raubenheimer, S. J. Simpson. Obesity Rev 28 OCT 2013.

Une ration équilibrée implique de respecter une certaine proportion de protéines par rapport aux sucres et aux graisses. Or, des études de plus en plus nombreuses indiquent que le contenu en protéines de la ration alimentaire a diminué avec le temps. Elles soutiennent la théorie de l’appétit spécifique pour les protéines pour expliquer l’épidémie d’obésité. Concrètement, en cas de ration trop pauvre en protéines, les sujets cherchent à atteindre leurs besoins en protéines en augmentant fortement leur prise alimentaire et donc leurs apports caloriques. En bref, pour ingérer la quantité adéquate de protéines, la population doit ingérer plus de calories que jadis.

 

Un quart de la perte de poids est composée de masse maigre : examen critique et analyse de cette croyance commune. (Weight loss composition is one-fourth fat-free mass: a critical review and critique of this widely cited rule.) Heymsfield SB, Gonzalez MC, Shen W, Redman L, Thomas D. Obes Rev. 2014 Jan 22.

Selon une croyance commune, un quart de la perte de poids lors d’un régime serait composée de masse maigre (« The Forbes rule »). En réalité, la perte de masse maigre après un régime tend à être plus faible que cela. Elle est déterminée par la composition du régime, l’énergie consommée, le sexe, l’adiposité de départ, la prescription d’exercice, l’état métabolique du sujet et sa réponse hormonale. Pour estimer la perte de masse maigre dans la seconde phase d’amaigrissement (après les premiers jours de perte rapide) au cours d’un régime hypocalorique avec ou sans exercice physique, le modèle de Thomas peut être utilisé (disponible gratuitement sur http://pbrc.edu/research-and-faculty/calculators/fat-free-mass/ ). 

 

Restriction calorique versus alimentation standard chez des sujets en surpoids, nouvellement diagnostiqués pour un cancer de la prostate : un essai randomisé contrôlé. (A study of caloric restriction versus standard diet in overweight men with newly diagnosed prostate cancer: a randomized controlled trial.) Wright JL, Plymate S, D'Oria-Cameron A, Bain C, Haugk K, Xiao L, Lin DW, Stanford JL, McTiernan A. Prostate. 2013 Sep;73(12):1345-51.

On le sait, l’obésité est un facteur aggravant du cancer de la prostate. Une étude préliminaire vient de montrer qu’une restriction calorique de 6 semaines imposée à des hommes en surpoids ou obèses nouvellement diagnostiqués pour un cancer de la prostate conduit à une réduction de leur poids, une modification de leur régime alimentaire et une diminution du taux de biomarqueurs sériques (IGFIBP-3) impliqués dans la progression du cancer.

 

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